• Christelle Charlier

Mais enfin, que veut dire apprendre à se connaître ? ou les couches d'oignons à la Shrek (1)


Intuitivement, nous sentons au fin fond de nous-même que nous possédons un potentiel inexploité.


Nous avons tendance à penser que c’est dans notre imagination, que nous faisons une crise de narcissisme. La vérité est que nous avons tous des talents endormis, cachés sont la couche de l’inconscient et l’explorer est nécessaire pour accéder à cette vérité intérieure car l’inconscient nous inhibe par des peurs, des croyances, des schémas de pensées automatiques, etc.


Pour atteindre l’inconscient, il faut s’observer « se tirer une balle dans le pied ».

Prenons un exemple simple, le personnage de Shrek (l’ogre) attend des autres qu’ils l’aiment, qu’ils regardent au-delà des apparences (les couches d’oignons).

Il se plaint souvent des autres (il leur demande, sans le savoir, de changer), il a des sautes d’humeur, se décourage facilement et dans l’ensemble estime que tout est de la faute des autres.


1er POINT : comment espérer avoir l’attention des autres quand on les juge ?

2ème POINT : avons-nous le droit de demander aux autres de changer pour pouvoir exister nous-même au détriment de leur propre existence ?


Inconsciemment Shrek ne s’aime pas, ne s’accepte pas et ne se respecte pas en tant qu’ogre. Il en parle dans Shrek Trois : son père a essayé de la bouloter quand il était petit, ce qui a joué sur son estime de lui-même, l’estime de soi étant constituée de l’amour de soi, l’image de soi (notamment le regard des autres) et de la confiance en soi.


3ème POINT : comment espérer avoir l’estime des autres quand on ne se la donne pas soi-même ?

4ème POINT : et si c’était à la personne qui a un problème avec une à plusieurs autres de changer ?


Résumons : Shrek demande aux autres l’amour qu’il estime de pas avoir eu de son père (il le fait inconsciemment) mais comme il est persuadé d’être horrible car il est un ogre, il pense que c’est impossible (sans se l’avouer vraiment).


Sa petite voix intérieure lui dit par exemple : « tu n’es qu’un ogre », « tu n’as pas ta place parmi les autres », etc.

Ce qui participe à entretenir son manque d’estime de lui-même et de le conforter dans l’idée que ce sont les autres qui ne savent pas le voir comme il est (il leur demande de changer), il se sent incompris ;


Ce dont Shrek n’a pas conscience est qu’il a des comportements et des pensées qui poussent les autres à ne pas l’aimer car ce qu’il cherche à se prouver en permanence est qu’il n’est pas aimable, et avant l’arrivée de Fiona (la princesse) dans sa vie, il y arrive très bien.


Ce ne sont pas les autres qui sont responsables de la situation, c’est Shrek qui par ses croyances déforme la réalité et ne se regarde pas faire, il accuse les autres, c’est un mécanisme psychique classique.


« Nos croyances déterminent nos pensées

Nos pensées déterminent nos comportements

Nos comportements déterminent ce que nous vivons »


Croyance de Shrek : je suis un ogre, je ne suis pas aimable

Pensées de Shrek : je suis horrible, je suis un incompris, « Tu n’es qu’un ogre », « tu n’as pas ta place parmi les autres », etc.

Comportements de Shrek : agressif, râleur, conséquences dans sa vie : il vit seul, alors qu’il rêve d’être entouré.


En conclusion : Shrek ne s’aime pas et donc il se punit. Ne croyez pas que l’histoire de Shrek ne vous concerne pas, car cet ogre est étonnamment humain : il représente ce que nous sommes tant que nous n’avons pas appris à nous connaître.


C’est systématiquement l’amour de nos parents que nous cherchons chez les autres que nous ayons eu une enfance heureuse ou malheureuse et en pratiquant la connaissance de soi, la reconnaissance de soi, nous développons notre propre amour de nous-même et cessons de demander aux autres de nous donner ce qu’ils n’ont pas à nous donner car cela revient à leur demander de changer, de s’oublier à notre profit.


En psychologie, ce que l’on demande aux autres, on se le demande aussi à soi-même inconsciemment.

Donc demander aux autres de s’oublier à notre profit, c’est leur maquer de respect et se manquer de respect. Mais c’est aussi s’oublier soi-même et ce n’est pas s’aimer.

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