LE CHANGEMENT ou la Théorie du ciment frais

Mis à jour : il y a 4 jours




Ce Week end, j’ai regardé un reportage sur Arte qui traitait de la gestion des familles de Daesh par le gouvernement Irakien.


Les femmes et les enfants de combattants de Daesh sont « parqués » dans des camps sans accès véritable à la nourriture. Les enfants ne peuvent aller à l’école faute de carte d’identité que le gouvernement refuse de leur donner. Les petits garçons travaillent au black pour une misère et réalisent des tâches ingrates.


20 000 Daesh sont en prison à l’heure actuelle.


L’Irak applique la loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent », les irakiens disent que leurs enfants sont morts à cause de Daesh et que donc les enfants de Daesh doivent payer au même titre que leurs parents.


La journaliste, qui a réalisé ce reportage, explique que l’état Irakien a déjà utilisé ces procédés en 2002 avec les extrémistes et cela avait conduit à la naissance de Daesh.


L’Irak prépare-t-il, sans en avoir conscience, une bombe à retardement comme en 2002 ? car ces enfants deviendront des adultes formés à la haine (plutôt qu’à l’amour) et à la différenciation (plutôt qu’à la tolérance) dans la précarité et l’ignorance (pas d’éducation).

Vous pourriez me dire que les irakiens sont des idiots, qu’ils n’apprennent pas de leurs erreurs.


Vous pourriez me dire que la pensée du moyen orient est bizarre, intolérante.

Et si leur comportement était le comportement classique de l’humanité qui a besoin de se prendre le mur encore et encore jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle doive changer sa perception ?




Voici un exemple de difficulté au changement : regardez la photo ci-dessus.

Elle montre une zone où du ciment est en train de sécher et des barrières pour que les gens contournent la zone, jusque là rien de bien intéressant.


J’ai assisté à la scène à maintes reprises :

Quelles que soient les personnes qui arrivaient devant le grillage, elles se sont toutes, à quelques exceptions près, arrêtées, comme tétanisées, devant le grillage en le regardant fixement.


Certaines d’entre elles, au bout de quelques secondes, ont regardé au-delà du grillage et ont vu le ciment. Elles ont ensuite regardé autour d’elles et trouvé un autre chemin.


Les autres sont restées scotchées devant le grillage jusqu’à 1 minute ! elles ont regardé autour d’elles démunies, et ont regardé le comportement d’autres personnes.

Que croyez vous que ces personnes aient choisi de faire ?


La plupart ont saccagé le grillage par ce qu’elles étaient incapables de changer leurs habitudes, elles se sont bloquées / buggées. Certaines se sont retrouvées les pieds dans le ciment frais et sont restées là découvrant subitement pourquoi la route était barrée, d’autres pour éviter le ciment ont décider de faire de l’escalade et ont risqué de se blesser.

Le ciment a dû être refait et un vigile est resté là jour et nuit pendant 48h pour empêcher que le massacre se reproduise ! Je l’ai vu courir après des gens qui essayaient de forcer le passage !


Cela peut prêter à rire, c’est vrai, sauf, que vous, moi, eux, nous avons tous des moments où nous sommes incapables d’adaptions et encore moins de changement.


Car la capacité au changement n’est liée ni à l’âge ou à la couleur de peau, ni à l’appartenance religieuse ou sociale.


La capacité au changement n’est possible que lorsque l’on prend conscience de ce que l’on va gagner en changeant même quand on en a juste une vague idée.


Que ce soit le cas de l’Irak ou du ciment frais, il s’agit du changement pour l’intérêt collectif à des niveaux, bien évidemment, différents.


Il en va de même pour l’intérêt individuel, nous avons tous besoin de patauger dans le ciment suffisamment longtemps pour comprendre que nous aurions intérêt à choisir une autre direction.


Et cette autre direction repose sur la connaissance de soi.

En modifiant notre perception du monde, que nous interprétons tous au travers de nos croyances, nous devenons acteurs de nos vies.

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