Contre Balancer les sabotages de l'esprit

Mis à jour : il y a 5 jours




Le CARNET ET LE STYLO

Le cerveau est une machine formidable capable de créativité, d’invention mais aussi de sabotage de l’individu en l’empêchant inconsciemment d’atteindre ses objectifs.

Décider de changer sa façon de se comporter induit le changement des pensées pour passer à l’action.


Et pour changer les pensées, il est nécessaire d’identifier les croyances souvent inconscientes car sinon l’individu continue à poser les mêmes actions qu’avant :

« Utiliser la pensée d’hier avec les outils d’aujourd’hui, c’est avoir encore plus d’hier ».

Le cerveau « contient » un mécanisme de défense face au danger qui s’active non seulement en cas de risque de mort ou de blessures graves mais également lorsque l’individu change ses habitudes.


Le changement suppose l’accès à des pensées et émotions inconscientes qui vont surgir dans le conscient une fraction de seconde et il est nécessaire de les noter dans un carnet à portée de main.


Pourquoi ? pour protéger l’individu, le cerveau va faire en sorte que ces pensées soient ensuite totalement oubliées ou alors déformées. Il est donc nécessaire de cour circuiter ce système de défense interne pour accéder à la vérité de ce qui se passe en soi.


Cela peut paraître étonnant mais c’est le fonctionnement classique du cerveau car le changement suppose de se mettre en situation d’insécurité, c’est « sortir de sa zone de confort », et il n’est pas possible de prévoir à l’avance l’impact des changements sur l’individu. Et le cerveau, en particulier le cerveau reptilien, considère cela comme un danger pour l’intégrité psychique de l’individu et fera tout ce qui est possible pour que la personne reste dans ses schémas de pensées qu’ils soient bons ou mauvais pour elle.


Ce fonctionnement est systématique même lorsqu’une personne est convaincue que le changement qu’elle veut opérer est nécessaire que ce soit dans le cadre professionnel et/ou personnel.


Pour résumer : le carnet (et son stylo) sert à récolter, au fur et à mesure des personnes rencontrées dans la journée et des situations vécues :

· Les émotions ressenties (tristesse, frustration, colère, joie excessive, etc.),

· Et les pensées qui viennent à l’esprit (appelées également petite voix intérieure : « je n’y arriverai pas », « cette personne me méprise », « c’est toujours la même chose », etc.).

Ce n’est pas un journal intime où l’on raconte ce qu’untel(le) a dit mais plutôt un outil de découverte ce qui se passe en soi.


Voici 2 exemples supplémentaires :

· Perso : un de mes clients n’arrivait pas à dire à sa compagne qu’il l’aimait, sa petite voix intérieure n’arrêtait pas de lui dire : « tu dois être fort »

· Pro : une chef de projet m’expliquait qu’elle avait des problèmes de communication au travail, elle n’arrivait pas à s’affirmer face à ses collègues et un de ces messages intérieurs était : « les filles doivent être réservées »


LE CAHIER :

Au calme, avec recul, relire ce qui est écrit dans le carnet et noter les prises de conscience qui en découlent dans le cahier.


Cela permet de découvrir que souvent ce sont les mêmes pensées et les mêmes émotions qui reviennent dans de nombreuses situations.


Ensuite se poser la question : avec lequel de mes parents ai-je ressenti cette (ces) émotion(s) / pensée(s) ? que me disait déjà mon père et/ou ma mère ? (A noter dans le cahier)

Cela permet de prendre conscience que les fonctionnements sont conditionnés par rapports à ce que l’on a vécu et entendu enfant.


Il ne s’agit pas de fustiger des parents qui font souvent de leur mieux pour élever leurs enfants mais de comprendre les conditionnements induits et qui sont un fonctionnement normal du cerveau de l’enfant.


Dès la prise de conscience sur le(s) comportement(s) automatique(s) développé(s), poser des actions concrètes pour les changer progressivement.


Ne pas oublier de noter ces actions dans le cahier sinon les mécanismes de défense du cerveau risquent de les faire oublier alors qu’elles apparaissaient évidentes lors de la prise de conscience ou de les transformer pour que les actions menées ne soient pas vraiment porteuses.


EN CONCLUSION : notez pour « imprimer » ce que vous pensez et ressentez sur le moment et ne pas les déformer à postériori. Ainsi vous pourrez les analyser sereinement et avec recul.

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