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EPISODE 11 – DECRASSER SA VIE POUR FAIRE DU MONDE UN JARDIN D’ABONDANCE - L'INTELLIGENCE EMOTIONNELLE AU QUOTIDIEN



Beaucoup de vœux aujourd’hui sont à base de : « co-créons le monde, inspirons le monde, soyons amour, vibrons la paix etc. » : Il y a quelque chose de profondément superficiel dans ce type de communication même si je ne doute pas des intentions positives de ceux et celles qui présentent ces vœux.


Cela me fait penser à d’autres coms que l’on entend toute l’année : « voici les 3 étapes pour trouver la paix facilement », « apprenez à méditer sans faire le moindre effort », « passez à l’action et votre vie changera », etc.


J’en ai marre que l’on parle de concepts psychologico spirituels comme de vente de tapis.

 

« SOYEZ LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS LE MONDE » GANDHI

Les grands sages le disent : avant de parler de co-construction de quoi que ce soit il faut passer par la case connaissance de soi.


Et ce, non pas pour être capable d’identifier ses qualités et ses défauts mais pour prendre conscience que nous nous construisons en partie sur la base :


  • De conditionnements sociaux, familiaux et éducationnels

  • De peurs issues des conditionnements, de traumas, ou encore de comportements archaïques préhistoriques par exemple

  • De biais cognitifs et croyances limitantes

  • De comparaisons (ego) et souffrances expérientielles

  • Etc.


Métaphoriquement, on pourrait dire qu’il s’agit d’une accumulation de crasse qui a commencé à s’installer dès l’enfance, elle est collée sur la peau et plus les années passent plus elle est épaisse et contraint les mouvements.


Le problème est qu’elle :


  • Bouche les oreilles, on n’entend pas tout et on écoute partiellement / partialement les autres

  • Empêche de voir certains pans de la réalité, là encore on ne voit et regarde que ce qui conforte les certitudes intérieures

  • Comme elle est entrée dans la bouche, on a du mal à parler vrai

  • Plus elle s’accumule et plus on ressemble à un bibendum chamallow avec des difficultés de mouvement qui gêne voire empêche le passage à l’action pour atteindre les objectifs et les rêves.


Comme cette crasse a commencé à s’accumuler très tôt dans nos vies, nous croyons que notre fonctionnement est la normalité.


Et l’être humain, ayant la formidable capacité à s’adapter, supporte une quantité incroyable de crasse.


Il en devient incapable de comprendre que ce qu’il croit être la réalité n’est qu’une interprétation.


On a tous de la crasse en commun liée par exemple à l’éducation et les superstitions du pays de naissance mais aussi de la crasse spécifique en fonction des évènements que l’on a vécus respectivement.


Il va en falloir des bains, du savon et de l’huile de coude pour frotter fort et la faire partir.

 

DU ROLE DES ECHECS POUR NETTOYER LA CRASSE

Par définition, l’être humain déforme la réalité en fonction de ses certitudes intérieures, alors les interactions qu’il a avec la réalité sont biaisées dans certains domaines de sa vie ou tous.

Donc les échecs que l’on vit lorsque l’on veut atteindre un objectif nouveau sont le reflet d’un mauvais positionnement par rapport à la réalité.


Ils sont là, si on en tire les leçons nécessaires, pour se décrasser et ainsi voir la réalité telle qu’elle est et non telle qu’on la croit être.


Être au bon endroit, au bon moment avec les bonnes personnes est donc un apprentissage qui prend du temps à l’inverse de ce qu’on nous montre dans les médias : des gens qui réussissent vite, facilement, qui sont épanouis et n’ont pas de soucis…. Et la marmotte recouvre la plaquette de choco avec de l’aluminium … 😉


De fait la co-construction du monde passe d’abord par ce travail personnel de connaissance de soi pour avoir le bon positionnement.

 

 A QUOI BON SE DECRASSER ?

Mais qu’y a-t-il sous la crasse ? la vraie nature de l’être, ce que résume le vieil adage que nous connaissons tous : « connais toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux ».

C’est quelque chose qui se vit, qu’il faut expérimenter.


Toute tentative d’intellectualisation ne peut conduire qu’à penser qu’il s’agit d’ésotérisme ou encore de développement personnel parce qu’il y a un amalgame qui est souvent fait entre le réveil spirituel et l’éveil.


C’est toute la différence entre :


  • La pensée new âge versus la spiritualité des sages

  • L’utilisation d’outils pour vibrer artificiellement la paix versus la vibrer naturellement par qu’elle a toujours été là, simplement inaccessible par la crasse qui la recouvrait

  • Dire « je me sens connectée à toi » versus sentir dans son cœur ou dans ses tripes que l’on est tous interconnectés les uns aux autres et à toute la création tout le temps


Penser que c’est un chemin facile qui ne demandera aucun effort versus se débarrasser de la crasse accumulée demande persévérance et discipline. Comme le disait Jung : 


« Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. »

 


COCREER LE MONDE SANS L’ENCRASSER

Il y a un 2ème intérêt fondamental : On ne peut pas nettoyer la crasse du monde et en créer un nouveau si on ne se nettoie pas d’abord car sinon on prend le risque de salir encore plus ou autrement le monde !


Autrement dit, comment savoir que l’on n’est pas en train de commettre des erreurs similaires à celles du passé si on est incapable de regarder la réalité en face ?

Ce n’est pas parce que l’on ne fait pas les mêmes choses que nos prédécesseurs que l’on ne fait pas de bêtises !


Il y a peu de temps, une amie a suivi une formation en communication non violente (CNV) dans le cadre des formations qu’elle donne en entreprise. Elle a été très surprise de découvrir que sa communication est conflictuelle alors qu’elle était persuadée que sa nature douce et posée était un antidote à la violence.


Beaucoup de gens, en toute bonne foi, sont persuadés qu’ils n’ont pas à réaliser de travail sur eux, que ce sont les autres qui sont dysfonctionnants. C’est un biais inconscient qui permet de rester dans sa zone de confort et de ne pas regarder en face une réalité qui ne fait plaisir à personne : aucun d‘entre nous n’est aussi parfait qu’il le croit dans sa relation aux autres.


Et pour co-construire le monde ensemble, il faut avoir une relation juste et équilibrée aux autres et ce en modifiant la relation que l’on a avec soi-même car comme le dit un vieil adage :


« on fait aux autres ce que l’on se fait à soi-même »

Développer la capacité d’introspection est un grand cadeau à se faire ainsi qu’à l’humanité par ce qu’elle permet de se remettre en cause quand cela est nécessaire ; C’est un chemin d’humilité, qui permet de se pardonner et de pardonner aux autres.


Autrement dit, cela tue dans l’œuf une multitude de conflits parce qu’on a alors développé par exemple :


  • La résilience, qui permet de dépasser les difficultés, et qui sera très utile notamment pour gérer les échecs et les désaccords qui se manifesteront immanquablement sur le chemin de la co-création

  • L’empathie, qui est : « je me comprends mieux alors je te comprends mieux, alors je suis plus en mesure de t’accepter tel que tu es » (amour inconditionnel)


 

 COMPRENDRE NOS PROPRES BESOINS AVANT CEUX DU COLLECTIF

Le 3ème point important est que la connaissance de soi permet de se raccorder à une compréhension fine des besoins individuels.


Le conditionnement et la peur du rejet poussent l’être humain au conformisme et à vouloir la même chose que son voisin. Cela induit frustration, colère, jalousie de ce que les autres ont. Ce sont des sources de conflits qui n’aident pas à la réflexion et au travail coopératif que suppose la création d’un monde nouveau.


Le décrassage permet de s’autoriser à écouter ce dont on a besoin fondamentalement mais aussi de laisser se manifester notre individualité, expression de notre particularité qui va servir l’épanouissement de l’individu mais aussi le bien du collectif.


Cela induit de se libérer d’une pensée formatée depuis l’enfance : le besoin de posséder pour posséder et la peur du manque.


Mais on découvre surtout notre formidable pouvoir à agir (l’éducation nous apprend à rester à notre place et à obéir à des décisions prises par des tiers)


La question à se poser est : est ce que j’essaie de posséder pour avoir l’air d’être ou est ce que ce quelque chose que je veux me permet d’avancer sur mon chemin d’être et de sens de la Vie ?

Cette question est fondamentale parce qu’on ne met pas la même énergie dans le conformiste que dans l’expression de notre individualité.

C’est cette dernière qui possède la faculté de cocréer avec des gens qui ont des projets similaires de vie.


Il ne s’agit pas de créer un nouveau monde où l’on vivra tous de la même façon mais de créer des modes de vie qui seront interconnectés aux autres et qui permettront le développement de la solidarité et de l’entraide.


Ce n’est plus un système qui régente tout comme celui dans lequel nous sommes actuellement et qui cherche à tout séparer, simplifier, diviser au point que l’on en est au stade du simplisme, du manichéisme et de la déraison.


Mais des systèmes complexes (modes de vie) construits par un ensemble de personnes (qui sont elles mêmes individuellement des systèmes complexes et non juste des machines biologiques) portées par la connaissance de leur véritable nature et de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux dans le respect des autres et de la Vie.


Depuis 2 ans, j’ai constaté dans différentes associations dont les objectifs étaient de promouvoir l’entraide et la coopération, tout en réfléchissant à la construction d’un monde nouveau, les écueils suivants :


  • La guerre de pouvoir où certaines personnes cherchent à faire faire aux autres ce qui va servir leur intérêt personnel incluant le business

  • La stagnation du groupe qui tourne son attention sur ce qui ne va pas plutôt que ce qui l’intéresse et le fait vibrer

  • La confusion entre le partage d’information et l’action qui conduit finalement à ne rien faire ou très peu

  • Etc.


 

Il ne peut y avoir de coopération et collaboration entre les gens sans avoir en commun :


  • Une vision,

  • Des intérêts personnels qui se rejoignent

  • La clarification et la définition de valeurs communes

  • Des objectifs qui mettent en mouvement et donnent du sens


Et pour qu’il y ait un mouvement collectif sain et constructif, il n’y a pas de mystère : il faut se connaitre soi-même intimement

 

Alors pour cette nouvelle année, je nous souhaite d’apprendre à nous connaitre et à nous aimer nous-même de sorte que nous puissions développer la sagesse dont nous avons tous besoin pour que ce monde puisse être ce qu’il est vraiment : un jardin d’abondance comme la nature nous le montre tous les jours et où nos rêves et nos besoins sont satisfaits !


Belle année 2024 ! 


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