VIVRE EN HARMONIE AVEC LES AUTRES ET SI C’ETAIT CA LA SPIRITUALITE ?

Dernière mise à jour : 30 nov. 2021


Le transhumanisme, le matérialisme sont-ils la seule voie de l’avenir de l’humanité ? ou existe-t-il une autre possibilité plus naturelle que nous aurions oubliée et qui refait surface depuis plus d’une 10aine d’année : en modifiant nos pensées et nos intentions nous aurions le pouvoir de modifier notre perception de la réalité et serions en mesure d’apporter des solutions plus harmonieuses et équilibrées aux divers problèmes de notre monde :

ET SI C’ETAIT CA LA SPIRITUALITE ?


LE MONDE QUE NOUS AVONS CREE


La modernité occidentale est basée sur le consumérisme, le matérialisme, et le tout technologique, elle évolue progressivement vers le transhumanisme … l’homme augmenté.

Mais jusqu’à preuve du contraire, la technologie n’apporte pas de sens à l’existence humaine. Sommes plus heureux depuis que nous avons inventé le téléphone portable, les GPS, etc. ? même si ces outils ont leur utilité, nous avons développé une société dépendante de la technologie alors qu’elle est sensée nous faciliter la vie. Elle a même un effet pervers car favorise l’isolement et la déconnexion de la réalité.


Pourtant on nous promet, grâce à elle, des émotions et du lien avec ceux que nous aimons telle cette grand-mère dans une publicité pour un téléphone portable, qui voit en vidéo son petit-fils marcher pour la 1ère fois à l’autre bout de la planète. On tente de nous faire croire que ses émotions sont les mêmes que celles qu’elle aurait si elle était physiquement avec son petit fils.


C’est exactement la même chose que d’avoir un échange coquin par téléphone et faire des galipettes dans un lit, cela n’a rien à voir.


C’est faire fi de ce qu’est l’être humain, un être qui a besoin de vivre des expériences réelles car notre cerveau a beau ne pas faire la différence entre une vidéo et une situation réelle, pour autant les émotions, les ressentis de nos différents sens, les souvenirs que nous créons et ce que nous en apprenons n’ont rien à voir avec le virtuel. Car qu’on le veuille ou non la technologie appauvrie la relation aux autres et à soi-même.


Le transhumanisme qui induit l’homme augmenté, pose aussi un problème malgré son intérêt notamment pour les handicaps physiques car il n’est pas un projet raisonné de société pour le bien de tous mais est avant tout un projet économique, financier parce que notre modèle est matérialiste.


Cette approche suppose que nos corps et nos esprits sont mécaniques, des machines. Nous serions, selon cette logique, tous pareils, tous interchangeables… des « robots » qui voient, pensent, ressentent tous la même chose.


LE CHANGEMENT EST POSSIBLE


Einstein disait que « la folie, c’est de refaire sans cesse la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Nos actes sont déterminés par ce que nous pensons majoritairement inconsciemment, autrement dit utiliser les nouvelles technologies sans changer nos pensées, nous conduit à les utiliser pour reproduire des actes du passé, ainsi sont traités les problèmes écologiques actuels.


En fonction de ce que nous croyons, nous allons porter des œillères nous permettant de ne voir que ce qui confortent nos croyances et ainsi ne pas résoudre les problèmes tout en étant persuadés de bonne foi d’avoir amélioré les choses … ainsi fonctionne le cerveau de tout le monde !


Donc si nous voulons changer ce monde fou, nous devons d’abord nous réapproprier notre monde intérieur pour modifier notre façon de le regarder et ainsi pouvoir modifier nos intentions conscientes : « L’intention fait entrer un nouveau futur possible. L'attention nous ouvre tous les futurs possibles. L'émotion de joie nous guide par la foi ou l'intuition. Le mental est le gardien de prison du futur actuel »[i]


Inconsciemment et intuitivement nous savons que le chemin du changement est en nous, et c’est certainement pour cela que le développement personnel a connu un tel engouement. Une bouée de sauvetage dans un monde où nous avons perdu nos repères.

Si le travail personnel permet dans une certaine mesure de se connecter à nos vrais besoins et nos vraies valeurs cachés, dissimulés derrière le conditionnement social ; Pour autant cela ne répond en rien à 2 grandes questions existentielles fondamentales : quel est le sens de la vie ? Et qu’est ce que l’on peut faire pour sauver ce monde ?


Pour parler de sens de la vie, il faut parler de la mort mais l’Occident a une trouille bleue de la mort et préfère mettre sa tête dans un trou telle une autruche plutôt que d’accepter cette inévitable certitude. Il est vrai qu’en tuant Dieu, nous ne pouvons plus nous raccrocher à l’hypothèse d’une vie après la mort et cela au profit de la science mécaniste sensée apporter toutes les réponses. Nous voyons bien depuis 300 ans que ce n’est pas non plus la solution.


LA SPIRITUALITE

Car l’immortalité ne viendra pas du transhumanisme mais d’une compréhension fine de la vérité de la Vie. Malraux avait raison en nous disant que le XXIème siècle serait spirituel ou ne serait pas.


Soyons clair, la spiritualité n’a rien à voir avec une appartenance religieuse quelle qu’elle soit. Cela a à voir plutôt avec la connaissance et la relation que nous avons à nous même. Cette dernière induira la nature de la relation aux autres puisque nous ne pouvons donner aux autres que ce que nous nous donnons à nous-même. Cela induit également un changement profond de relation à la vie sous toutes ces formes qui évolue sur la Terre : plantes, animaux, ressources en tout genre, etc.

Et une prise de conscience : nos pensées et nos actes impactent les autres.



Amour inconditionnel = acceptation de soi, des autres et de tous les vivants tels qu’ils sont

Foi = conscience que nous sommes tous reliés


Ceci n’est qu’une possibilité de définition de la spiritualité car il en existe une en chacun de nous. Nous ne sommes pas des robots interchangeables même si la plupart d’entre nous ont 2 bras, 2 jambes et 1 tête, nous avons des vécus, des compréhensions de la vie différentes qui font de nous des êtres uniques : « La beauté du cosmos est donnée non seulement par l'unité dans la variété, mais aussi par la variété dans l'unité. » [ii]


Nous avons développé la croyance que les particularités, les potentiels (la variété) de chacun nuisait au groupe (l’unité, le TOUT) alors que justement la force d’un groupe est dans ses points communs pour créer de l’unité mais également dans ses différences qui sont des complémentarités et des opportunités. Il n’est donc pas utopiste aujourd’hui de considérer que le « nous » solidaire puisse remplacer le « je » individualiste du monde matérialiste [iii] qui existe intrinsèquement dans la compréhension que nous sommes tous spécifiques et reliés les uns aux autres.


La société que nous avons créée repose sur l’ego et le mental qui nous poussent à une vision rationnelle du monde gouvernée par des lois purement physiques. De fait, le TOUT est interprété par nos œillères comme la nécessité de tous penser et être soignés, par exemple, de la même façon. Autrement dit, d’être dans une norme pour fonctionner TOUS ensemble (nivellement vers le bas), ce qui se passe avec la gestion de la crise que nous vivons depuis bientôt 2 ans n’est que le paroxysme de cette approche « robotisée » de l’être humain qui est en marche depuis bien longtemps.


On retrouve aussi cette recherche de la vérité spirituelle de l’être dans :

  • La création d’internet pour créer du lien avec les autres où qu’ils soient alors qu’intrinsèquement nous sommes interconnectés. Einstein, par exemple, appelait ce lien qui relie toutes choses entre elles et forment un TOUT, religion / religiosité cosmique.

  • La société de consommation : consommer donne un sentiment de plaisir qui est une recherche inconsciente de l’état de joie, émotion naturelle du bébé encore connecté au TOUT avant d’être conditionné par la société.

  • La richesse intellectuelle, financière égotiques pour compenser l’absence de richesse spirituelle

  • La recherche de longévité accrue qui est la quête de l’immortalité de l’âme


LA LIBERTE


Sortir de l’ego pour prendre conscience de notre importance individuelle et collective dans l’échiquier mondial de la Vie est l’enjeu spirituel du XXIème siècle. Car ce qui est déterminant ce sont nos pensées, « On peut soit détruire la planète, soit la guérir. […] c’est la façon dont nous utilisons notre esprit qui fait toute la différence. »[iv]


Soyons optimistes car si la pensée individuelle modifie la réalité alors la pensée collective aussi et nous sommes nombreux à aspirer à un monde plus solidaire, plus respectueux de la vie dans son ensemble. Et comme nous sommes reliés, ce désir de changement fondamental impacte d’autres personnes leur permettant d’ouvrir les yeux.

Car c’est bien en changeant nos intentions, nos pensées que nous changeons nos comportements et avons alors le pouvoir de changer les comportements des autres quel qu’ils soient… juste en étant nous-même.


« Nous devons accueillir ce qui est là et ce qui vient. […] C'est comprendre la réalité de la situation et ce qui est en train d'advenir et c'est entendre ce que la situation requiert de nous. Nous personnellement, singulièrement avec nos forces, nos propres potentiels. […] C'est répondre avec justesse et tonicité à ce qui se présente à nous. […] c'est la sagesse pratique, c'est la sagesse dans l'action, ce n'est pas la contemplation, ce n'est pas l’ermite en haut de sa montagne, c'est celui qui est capable d'agir avec justesse, au bon moment, au bon endroit et avec les bonnes personnes »[v]


Finalement lorsque nous comprenons que nous ne sommes pas si impuissants que cela face à la situation difficile que nous vivons tous aujourd’hui, alors nous découvrons notre pouvoir de changer le monde… nous devenons libres d’agir individuellement et collectivement sans plus attendre que d’autres nous disent quoi faire comme des petits robots.


[i] Philippe Guillemant, physicien, « Le grand virage de l'humanité », édition Guy Trédaniel, 2021, p. 216 [ii] Umberto Eco, « Le nom de la rose », éditions France loisirs, 1985, p.23 [iii]Michel Maffesoli, sociologue, https://reseauinternational.net/michel-maffesoli-cette-tyrannie-sanitaire-ne-fait-plus-vraiment-recette/ [iv] Louise Hay, « La force est en vous », Editions poche Marabout, 1992, p. 214 [v] Quelle sagesse en ces temps troublés ? Avec le philosophe Philippe Nassif, https://www.franceinter.fr/emissions/sous-le-soleil-de-platon/sous-le-soleil-de-platon-du-lundi-23-aout-2021?fbclid=IwAR25miDplDQurNA6qtgfUfYoP2UDRXKpksC4cAcMC7Ui41A0Gxfjzqt9fuU, lundi 23 août 2021 par Charles Pépin

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