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EPISODE 5 UNE PETITE DEFINITION DE L’IE - L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE AU QUOTIENT

Dernière mise à jour : 17 févr. 2023


Pour commencer cette année, je vous propose une définition de l’intelligence émotionnelle (via un conte japonais) faite par Daniel Goleman qui a « démocratisé » l’intelligence émotionnelle en entreprise, même si elle s’applique tout autant dans le cadre privé.


« Connais-toi toi-même

Selon un vieux conte japonais, un jour un samouraï belliqueux somma un maître zen de lui expliquer ce qu'étaient le paradis et l'enfer. Le moine lui répondit avec mépris :

- « Tu n'es qu'un rustre, je n'ai pas de temps à perdre avec des gens de ton espèce. »

Se sentant insulté, le samouraï devint furieux et, tirant son épée, cria :

- « Je pourrais te tuer pour ton impertinence. »

- « Voilà ce qu'est l'enfer », répliqua le moine calmement.

Surpris par la vérité de ses paroles, le samouraï se calma, rengaina son épée, salua le maître et le remercia de l'avoir éclairé.

- « Et voilà le paradis », ajouta celui-ci."


Cette histoire montre qu'il est bien différent de se laisser emporter par ses émotions et d'en être conscient. L'injonction de Socrate « Connais-toi toi-même » renvoie à cette idée de voûte de l'intelligence émotionnelle : il faut être conscient de ses propres sentiments au fur et à mesure de leur apparition.


On pourrait penser que nos sentiments parlent d'eux-mêmes ; mais nous gardons tous en mémoire des épisodes où nous n'avons pas fait attention à nos sentiments réels, où nous y avons fait attention, mais trop tard. Les psychologues appellent métacognition la conscience de sa propre pensée, et métahumeur celle de ses propres émotions. Je préfère parler de conscience de soi pour désigner cette attention permanente à son état intérieur. Dans cette conscience réflexive, l'esprit observe et étudie l'expérience elle-même, y compris les émotions.


Cela ressemble à ce que Freud appelait l'«attention flottante », qu'il recommandait à tous les analystes. Dans cet état, l'esprit enregistre avec impartialité tout ce qui entre dans son champ, comme le ferait un témoin attentif mais passif. »*


Il s’agit d’une transformation intérieure qui conduit à cesser de ne parler que de nous-même, ce dont nous n’avons pas conscience en général sinon nous n’aurions pas cette fâcheuse tendance à prendre personnellement ce qu’on nous dit ou ce que nous renvoie le monde extérieur.


Car en vérité nous passons notre temps à ne parler que de nous-même et ce constat, cette compréhension ne peut être réellement comprise que lorsque l’on a appris à s’écouter soi-même car alors on commence à satisfaire nos besoins plutôt que d’en parler.

C’est un peu comme si au fur et à mesure que nous satisfaisions nos besoins nous nous reconnectons à la réalité plutôt que de voir dans le monde ce qui nous manque ou ne nous convient pas.


On a tous entendu cet adage que l’homme sage se tait, on l’a souvent associé en occident à une pratique spirituelle, ce qui est vrai mais c’est aussi un changement d’état de conscience qui permet de devenir observateur des situations sans jugement et sans émotions parasites. Et en cela, il n’est pas nécessaire d’être un sage pour découvrir les vertus du silence non pas en se l’imposant mais parce qu’il s’installe en nous naturellement au fur et à mesure que l’on apprend à se connaître…car le silence est d’or.


On pourrait résumer ce principe fondamental par :

« Si j’écoute mes émotions, j’écoute mes besoins réels, je suis alors apaisé (e) et serein (e), je peux satisfaire mes besoins, le silence s’installe en moi, je peux alors regarder le monde tel qu’il est et non tel que je me le figurais et interagir autrement avec lui. »

Autrement dit si nous nous regardons en face, alors nous regardons le monde en face : « connais toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux ».


Il devient alors possible de ressentir des émotions en adéquation avec la situation actuelle et non pas avec notre histoire passée car sans apprentissage notre esprit va automatiquement chercher des réponses comportementales dans notre passé plutôt que d’essayer de trouver le comportement adapté à une situation qui est dans l’ici et maintenant.


Je suis sûre que vous savez exactement de quoi je parle… si, si … :

  • Dans vos échecs professionnels à répétitions (vous apportez sans vous en rendre compte des réponses du passé à des situations du présent)

  • Dans vos échecs amoureux à répétitions (là encore inconsciemment vous faites en sorte de ne fréquenter qu’un certain type de partenaires et pourtant vous êtes sûrs du contraire)

  • Dans vos colères excessives et incontrôlables qui finalement ne se justifient pas mais ont crée des conflits irréparables avec certaines personnes. Ces colères sont des comportements liés à votre histoire passée non résolue, elles vous montrent le chemin de la guérison.

  • Etc.


Et si vous me disiez ce que vous pensez de cette définition de l’intelligence émotionnelle ? Correspond elle à l’idée que vous vous en faisiez ?


* Daniel Goleman, l'intelligence émotionnelle tome 1- Accepter ces émotions pour développer une intelligence nouvelle, page 76, éditions j’ai lu


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